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U844
U1051
Equipe
1
Génétique et thérapies des cécités
rétiniennes et du nerf optique
Equipe 2
Surdité, acouphènes et thérapies
Equipe 3 Différentiation neurale et connectivité dans le système
somato-sensoriel
Equipe 4
Plasticité, cellules souches et gliomes
Equipe
5 (en cours)
Pathologie du motoneurone : voies de signalisation et thérapies
Equipe Avenir 1
Spécification somato-sensorielle
Equipe
Avenir 2
Myélinisation/démyélinisation dans le système nerveux
Equipe Avenir 3
Le système Ubiquitine Protéasome dans la neurodégénérescence et l'architecture du cytosquelette
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Les domaines de recherche
Equipe 01 :
Génétique et thérapies
des cécités rétiniennes
et du nerf optique
Neuropathies
Optiques Héréditaires et Déficits Mitochondriaux
Responsable de Groupe :
Guy LENAERS, (DR
au CNRS)
Tel : 04 99 63 60 53
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Le mécanisme de la vision
requiert une étape de perception et de codage
de l’information lumineuse, assurée par
la rétine et une étape de transmission
de cette information vers le cerveau, assurée
par le nerf optique. Les Neuropathies Optiques Héréditaires
(NOH) sont des pathologies induisant la dégénérescence
spécifique des Cellules Ganglionnaires de la
Rétine (CGRs), dont les axones forment le nerf
optique. Elles se traduisent par une baisse de l’acuité visuelle,
plus ou moins rapide et sévère en fonction
du gène muté, pouvant mener à la
cécité légale (acuité visuelle
inférieure à 1/20). Ce sont des maladies
rares dont l'incidence dans la société occidentale
est de l’ordre de 1/10.000. Actuellement aucun
traitement n’est connu.
Deux formes cliniques prédominent :
les Neuropathies Optiques Héréditaires
de Leber, transmises systématiquement
par la mère par des mutations de l’ADN
mitochondrial, et les Atrophies Optiques Dominantes transmises
indifféremment par le génome nucléaire
de la mère ou du père, avec 50% de probabilité de
transmission. Ces dernières font l’objet
de notre travail de recherche à l’Institut
des Neurosciences de Montpellier, d’études
cliniques au CHU St Eloi et d’un recrutement
actif et d’un diagnostic clinique approfondi
au Centre de Référence Maladies Rares « Affections
Neurosensorielles Génétiques » au
CHU Gui de Chauliac (Montpellier). |
La clinique des AOD:
Pour le clinicien, en plus de
l’atteinte de l’acuité visuelle,
les signes cliniques associés à ces pathologies
sont l’apparition d’une pâleur de la
papille optique (émergence du nerf optique), la
présence d’un scotome central ou caeco-central
(atteinte majeure du champ visuel central), une dyschromatopsie
(perturbation de la vision des couleurs) et l’effondrement
des Potentiels Evoqués Visuels (témoignant
de l’atteinte du nerf optique) sans perturbation
de l’électrorétinogramme. |
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Papille optique normale (à gauche) et
atteinte d’une NOH (à droite) :
Notez la pâleur de la papille (ou émergence
du nerf optique), correspondant à la disparition
des axones des cellules ganglionnaires de la rétine. |
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Champ visuel normal (à gauche) et atteint
d’une NOH (à droite) :
Notez l’atteinte prédominante du champ
visuel central et péri-papillaire. |
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Test de vision des couleurs (15-Hue) normal (à gauche)
et pathologique (à droite) :
L’orientation des lignes traversant la surface
centrale témoigne d’une dyschromatopsie
majeure dans l’axe rouge-vert. |
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Potentiels Evoqués Visuels normaux (à gauche)
et pathologique (à droite) :
Le signal électro-physiologique, composé d’une
onde N (négative) suivie d’une onde P
(positive) est effondré chez le patient NOH. |
Objectifs de Recherche :
Notre groupe de recherche a comme objectifs
majeurs d’identifier les mécanismes
patho-physiologiques des NOH et de proposer
des stratégies thérapeutiques.
Nos résultats et projets de recherche concernent :
Identification des gènes
et mutations responsables de NOH :
Sept
loci responsables de NOH ont été identifiés,
6 à transmission dominante (OPA1 en 3q28, OPA2
en Xp11.4, OPA3 en 19q13.2, OPA4 en 18q12.2, OPA5
en 22q11.1 et OPA7 en 16q21) et un à transmission
récessive
(ROA1 en 8q21.2). Nous avons identifié les deux
seuls gènes nucléaires actuellement connus
responsables de NOH dominantes, OPA1 et OPA3 (Réf.
1 et 2). Comme pour les NOH transmises par le génome
mitochondrial, OPA1 et OPA3 codent des protéines
de la membrane interne mitochondriale, exprimées
d’une manière ubiquitaire dans toutes
les cellules du corps. Afin de poursuivre la caractérisation
médicale des NOH et d’en améliorer
le diagnostic, et d’identifier de nouveaux gènes
responsables de cette pathologie nous menons un recrutement
actif de patients au Centre de Référence
Maladies Rares « Affections Sensorielles
Génétiques » (CHU Gui de Chauliac,
Montpellier). |

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Arbre généalogique d’une famille
atteinte d’Atrophie Optique Dominante :
Les carrés représentent les hommes, les cercles, les femmes. La
couleur noire, ou blanche, traduit l’atteinte pathologique, ou non, de
chaque membre de la famille. |
Pour chaque patient diagnostiqué avec
une NOH, une étude génétique consistant
en la recherche de mutation dans les gènes OPA1
et OPA3, et de mutations primaires du LHON, est systématique
menée (en collaboration avec le CHU d’Angers,
Dr P. Bonneau). Dans le cas où aucune mutation
n’est dépistée, une analyse génétique
est entreprise, par la recherche de nouveaux locus morbides
et de mutations dans des gènes candidats. Nous
venons de la sorte d’identifier un nouveau gène
OPA8 dans 7 familles de patients, dont la caractérisation
génétique et moléculaire est en
cours. |
Caractérisation fonctionnelle
des gènes responsables de NOH :
Les
objectifs de cette recherche sont d’identifier
au niveau moléculaire le rôle des différentes
protéines OPA dans le fonctionnement des mitochondries,
et d’appréhender les dysfonctions et mécanismes
pathologiques lorsque ces protéines sont mutées.
Deux approches
sont développées: l’une sur une collection de fibroblastes
provenant de biopsies de peau de patients, permet de caractériser les
dysfonctions associées aux mutations dans les gènes OPA responsables
de NOH. L’autre utilise les cellules HeLa et permet d’appréhender
les localisations et fonctions des protéines codées par les gènes
OPA au sein de la mitochondrie et de la cellule.
Nous avons
ainsi établi la localisation précise d’OPA1 et caractérisé le
rôle fondamental d’OPA1 dans la structuration des crêtes mitochondriales,
dans la dynamique du réseau mitochondrial et dans le contrôle de
l’apoptose par le piégeage du cytochrome c dans les crêtes
mitochondriales. Par conséquent, toute atteinte fonctionnelle d’OPA1
affecte la dynamique et la respiration mitochondriales et augmente la sensibilité des
cellules à la mort cellulaire programmée.
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Etude physiologique des Cellules
Ganglionnaires de la Rétine :
L’objectif
de cette approche est de caractériser la fonction
mitochondriale au sein des cellules ganglionnaires
de la rétine et de comprendre en quoi ces cellules
sont particulièrement sensibles aux dysfonctions
des mitochondries, telles que caractérisées
dans le chapitre précédent.
Ces aspects sont abordés tant in vitro en
culture primaire, qu’in vivo chez des
souris sauvages ou modèles de la pathologie. |
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Réseau mitochondrial des Cellules Ganglionnaires
de la Rétine (in vitro) :
Les mitochondries sont colorées en rouge et le
noyau en bleu. Notons la répartition importante
des mitochondries dans les dendrites, prolongations cellulaires. |
Distribution des mitochondries au niveau de la
connexion entre la rétine et le nerf optique :
La rétine (en rouge) est composée de multiples
couches cellulaires, dont les Cellules Ganglionnaires à l’extrême
gauche. Le nerf optique (en vert) est composé des
prolongations axonales des cellules ganglionnaires reliant
l’œil au cerveau. |
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Développement de modèles
murins :
Nous
avons acquis des modèles murins OPA1 et OPA8
pour les AOD. Ces souris forment le socle de la caractérisation
des bases moléculaires, cellulaires et physiologiques
de la pathologie et d’en suivre son évolution
au cours du développement et jusqu’au
stade adulte. Elles servent en parallèle de
modèles pour évaluer les solutions
neuro-protectrices et thérapeutiques des AOD.
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Composition du groupe de
recherche:
- Dr. Guy Lenaers, Group Leader,
Directeur de
recherche (CNRS),
- Pr. Christian Hamel, Ophtalmologiste (INSERM et Hôpital
Gui de Chauliac),
- Pr. Agnès Muller, Professeur (UM1),
- Dr. Cécile Delettre, Chargée de Recherche
(INSERM),
- Dr. Olivier Payet, Maître de Conférence
(UM1),
- Dr. Valérie Matha, Maître de Conférence (UM1),
- Mlle Aurélie Saleur, Technicienne, (UM1),
- Mme Ghizlane ElAchouri, Doctorante, (Association),
-
Mlle
Laetitia Buret, Doctorante, (Association),
- Mlle Sandrine Albert, Doctorante (Fondation EADS),
- Mr Abdelkader Benyagoub, Doctorant (bourse MRT)
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Principales références :
- Delettre C et al., Nuclear gene OPA1, encoding a
mitochondrial dynamin-related protein, is mutated in
dominant optic atrophy. Nat Genet. 2000;
26(2):207-10.
- Olichon A et al., Loss of OPA1 perturbates the mitochondrial
inner membrane structure and integrity, leading to
cytochrome c release and apoptosis. J. Biol.
Chem. 2003; 278(10):7743-6.
- Reynier P et al., OPA3 gene mutations responsible
for autosomal dominant optic atrophy and cataract. J
Med Genet. 2004;41(9):e110.
- Amati-Bonneau P et al.; OPA1 R445H Mutation in Optic
Atrophy associated with Sensorineural Deafness. Annals
of Neurology, 2005; 20.
- Kamei S, et al.; Expression of the Opa1 mitochondrial
protein in retinal ganglion cells; its down regulation
causes aggregation of the mitochondrial network. IOVS, 2005;
46(11):4288-94.
- Olichon A, et al.; Effects of OPA1 mutations on
mitochondrial morphology and apoptosis: Relevance to
ADOA pathogenesis. J Cell Physiol.
2007 May;211(2):423-30.
- Olichon A, et al.; OPA1 alternate splicing uncouples
an evolutionary conserved function in mitochondrial
fusion from a vertebrate restricted function in apoptosis. Cell
Death Differ. 2007 Apr;14(4):682-92.
- Baricault L et al. OPA1 cleavage depends
on decreased mitochondrial ATP level and bivalent metals.
Exp Cell Res. 2007 Oct 15;313(17):3800-8.
- Cornille
K et al.; Reversible optic neuropathy with OPA1 exon
5b mutation. Ann Neurol. 2008 May;63(5):667-71.
- Amati-Bonneau
P. et al.; OPA1 mutations induce mitochondrial DNA instability
and optic atrophy 'plus' phenotypes. Brain. 2008 Feb;131(Pt
2):338-51. |
Soutiens institutionnels
et associatifs:
INSERM, CNRS, Universités de Montpellier I
et II,
Nous sommes particulièrement reconnaissants aux associations
de patients Retina France, UNADEV, IRRP, Ouvrir les
Yeux, SOS Rétinite, pour leur soutien depuis
de nombreuses années. |
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