Sommaire
:
Présentation
Principaux Thèmes de Recherche
Collaborations
et Partenariats
Conclusion
Sélection
de Publication
Présentation
Au
sein de l’Institut
des Neurosciences de Montpellier (INM),
L'équipe est
constituée de chercheurs, doctorants et cliniciens unis
par un intérêt commun : affiner les stratégies
de lutte contre les vertiges d’origine périphérique.
En effet, une très large majorité de vertiges (plus
de 80%) ont pour origine un dysfonctionnement vestibulaire.
On ne dispose aujourd’hui
que de peu d’outils efficaces pour lutter contre ces atteintes
vestibulaires, pouvant se révéler extrêmement incapacitantes.
Ce constat incombe en grande partie à la méconnaissance
des mécanismes moléculaires impliqués dans l’élaboration
du message sensoriel vestibulaire.
L'objectif
est de caractériser ces mécanismes
moléculaires afin d'initier des pistes pour le développement
de stratégies thérapeutiques ciblées
Dans
ce but, nous avons mis au point différents modèles d’étude
(explants, cultures organotypiques et tranches d’organes
vestibulaires) et développé des méthodes d’investigation
novatrices combinant des techniques de morphologie (immunocytochimie,
microscopie électronique), d’imagerie fonctionnelle (microscopie
confocale et biphotonique) d’électrophysiologie (patch-clamp,
enregistrements intracellulaires, électrodes à sélectivité
ionique, potentiels évoqués vestibulaires) et de comportement.
Par ces moyens, nous pouvons aujourd’hui analyser les processus
d’élaboration et de transfert des informations vestibulaires
au cours du développement, chez l’adulte et aussi en conditions
pathologiques.
Principaux thèmes de recherche
Thème
1. Sécrétions
ioniques dans l'endolymphe |
L’endolymphe
est le liquide de l’oreille interne qui baigne la partie
apicale des mécanorécepteurs vestibulaires et auditifs.
Ce liquide est très riche en K+ constitue le moteur électrochimique
de mécanotransduction (codage d’une information mécanique
– mouvement de la tête- en message électrique). Son homéostasie
ionique est très finement régulée (Fig.1). La perturbation
de cette homéostasie est une des possibles origines du syndrome
de Menière, seconde cause de vertige chez l’homme et dont
le traitement reste extrêmement limité.
L’établissement
de stratégies de lutte contre ce type de vertige requiert
l’identification des mécanismes des sécrétions ioniques
dans l’endolymphe et leurs voies de régulation. Grâce à
la mise au point d’un modèle de culture organotypique d’utricule
murin, capable de régénérer in vitro le compartiment
endolymphatique (Fig.2, Gaboyard et al. 2005), nous
pouvons étudier aujourd’hui, au moyen d’électrodes sélectives
au potassium (K+), la cinétique et les régulations
de la sécrétion du K+ dans l’endolymphe. La caractérisation
pharmacologique des canaux liés aux sécrétions ioniques
est en cours chez des souris sauvages et porteuses de mutations
pour certains canaux ioniques. Cette approche moléculaire
associée à des investigations fonctionnelles intégrées (mesure
réflexe occulo-moteur) chez l’animal devrait permettre des
avancées importantes vers l’identification des mécanismes
cellulaires de sécrétions ionique dans l’endolymphe et de
leurs voies de régulation.
Figure 1 :
Représentation schématique du compartiment endolymphatique
entourant les organes sensoriels vestibulaires. Ce compartiment
est délimité par plusieurs types de cellulaires: les cellules
sensorielles, les cellules de soutien, les cellules transitionnelles
(transitional cells), les cellules sombres (dark cells)
et les cellules canalaires (canal/wall cells). Chaque cellule
est impliquée dans le contrôle de flux ioniques dont la
résultante est l’homéostasie ionique de l’endolymphe. La
forte concentration potassique (± 140 mM) est primordiale
à l’établissement du message sensoriel vestibulaire.
Figure 2.
Culture organotypique d’utricule (organe détecteur des accélérations
linéaires – gravité). Dans nos conditions de culture, le
compartiment endolymphatique se régénère en quelques jours.
Une électrode (A, flèche) traversant la cloison néoformée
de cellules canalaires permet de mesurer différents paramètres :
potentiel endolymphatique utriculaire (B), concentration
en K+ (C), potentiel de repos des cellules sensorielles
(E). DIV : jours in vitro ; UP : potentiel
endolymphatique de l’utricule, [K+] cyst : concentration
potassique endolymphatique ; RMP : potentiel de
repos des cellules sensorielles (d’après Gaboyard et
al., 2005).
Thème
2.
Mécanismes
moléculaires de la neurotransmission vestibulaire |
A :
Enregistrement direct de l’activité synaptique calicéale
B :
Imagerie calcique de la transmission synaptique
C :
Bases moléculaires des activités électriques des neurones
primaires vestibulaires
Les
bases moléculaires des signaux biologiques rapides mis en
jeu au niveau des synapses sensori-neurales vestibulaires
restent aujourd’hui en grande partie inconnues. Ceci s’explique
par leur difficulté d’accès et leur extrême fragilité qui
ont jusqu’à présent freiné les caractérisations fonctionnelles.
L’innervation des cellules sensorielles par les neurones
afférents est constituée de terminaisons en bouton (rencontrées
également dans la cochlée) et de terminaisons en calice
(une spécificité vestibulaire où l’extrémité dendritique
recouvre tout le pôle basolatérale de la cellule sensorielle)
infiltrées entre les cellules sensorielles et leurs cellules
de soutien, au sein de l’épithélium neurosensoriel. La plupart
des synapses sensori-neurales sont glutamatergiques. Elles
sont à ce titre, sensibles à l’effet délétère de l’excitotoxicité
glutamatergique (rencontré chez l’homme en cas d’ischémies
locales). Pour contourner les difficultés d’études, nous
avons récemment mis au point trois approches novatrices
afin d’explorer les propriétés moléculaires et pharmacologiques
des neurones vestibulaires isolés, en culture ou en connexion
avec les cellules sensorielles sur explants et tranches
d’organes vestibulaires:
A:
Enregistrement direct de l'activité synaptique calicéale
Le développement d’enregistrements électrophysiologiques
par la technique de patch apposé (loose-patch) sur explant,
préservant l’intégrité structurale du terminal en calice,
nous permet aujourd’hui d’effectuer la caractérisation pharmacologique
des mécanismes cellulaires (récepteurs, canaux ioniques)
qui contrôlent la mise en place et la transmission du message
sensoriel vestibulaire. Ce type d’approche nous permet d’accéder
à l’activité électrique (de repos ou évoquée par stimulation
naturelle des cellules sensorielles) des terminaisons post-synaptiques.
Activité qui résulte directement de la transmission synaptique
calicéale. Ces études pharmacologiques nous ont permis de
préciser le rôle respectif des récepteurs de type AMPA et
NMDA (tous deux présent au niveau de la synapse en calice)
dans la genèse de ces évènements synaptiques (Fig. 3, Bonsacquet
et al. 2005)
Figure
3 : Enregistrement en loose-patch de l'activité
électrique résultant du fontionnement de la
synapse calcéale. Une microélectrode délicatement
apposée contre le calice nerveux (A, flèche)
permet l'enrigistrement d'une activité spontanée
dans le calice (B, trace du haut) dont la fréquence
s'accroît lors de stimulations mécaniques des
cellules sensorielles (B, barres). Ces dépolarisations
postsynaptiques sont des potentiels sodiques (bloqués
par la TTX, B, trace du milieu). dépendant de l'activité
présynaptique (inhibés par le blocage, par
la gentamicine, des canaux de mécanotransduction
des cellules sensorielles; B, trace du bas). Les réponses
postsynaptiques mettent en jeu des récepteurs glutamatergiques
de types AMPA mais pas NMDA (C; blocage par
le NBQX mais pas d'effet du MK801). La détection
immunocytochimique de la sous-unité GluR2 du récepteur
AMPA renforce les données électrophysiologiques
(D, GluR2 en rouge et neurofilaments en vert). La présence
des sous-unités NMDA NR1 et NR2A-B à la synapse
pose la question de leur rôle fonctionnel (E, marquages
NR1, NR2A/B en rouge sont similaires, neurofilaments en
vert). (D'après Bonsacquet et al. 2005)
B:
Imagerie calcique de la transmission synaptique
La
caractérisation pharmacologique de la neurotransmission
au niveau des synapses vestibulaires en bouton (dont la
taille empêche les enregistrements électrophysiologiques)
a nécessité le développement d’une méthode d’analyse (par
imagerie biphotonique) des évènements calciques liés à la
neurotransmission sensori-neurale dans un modèle ex vivo
intégré préservant l’épithélium vestibulaire et son innervation
(Boyer et al. 2004). Des études pharmacologiques
sont actuellement développées lors de stimulations présynaptiques
(stimulations mécaniques des cellules sensorielles, applications
ionophorétiques de K+ ou glutamates, Fig. 4).

Figure
4 :
Imagerie biphotonique des flux calciques dans les terminaisons
postsynaptiques en réponse à une stimulation présynaptique.
En traitant avec une sonde calcique fluorescente les neurones
vestibulaires au niveau d’une section de leurs axones, les
terminaisons dendritiques sont chargées avec la sonde calcique
grâce à un transport rétrograde (A). Les terminaisons postsynaptiques
vivantes sont ensuite visualisables en microscopie biphotonique
au sein de la tranche d’organe ou de l’explant vestibulaire
(B, têtes de flèche b : boutons postsynaptique ;
tête de flèche c : postsynapse en calice). La dépolarisation
directe de la présynapse par une application ionophorétique
de potassium sur une cellule sensorielle (C) induit une
émission fluorescente, par la sonde calcique, reflétant
une augmentation de la concentration calcique dans la postsynapse
(2 exemples en D). (D'après Boyer et al.
2004)
C :
Bases moléculaires des activités électriques des neurones
primaires vestibulaires.
Les neurones vestibulaires transmettent
les informations élaborées par les cellules sensorielles
au système nerveux central. Ces neurones possèdent différentes
activités électriques selon leur équipement en canaux ioniques.
La caractérisation de ces canaux, par la technique de patch-clamp
a permis de comprendre leur implication dans la maturation
neuronale (Chambard et al. 1999 ; Chabbert et al.
2001a ; Chabbert et al. 2001b,). Nous avons entrepris
l’analyse moléculaire des sous-unités associées aux différentes
activités électriques par single cell RT-PCR (Autret
et al. 2005). A titre d’illustration, le couplage de
ces techniques nous a récemment permis de démontrer que
les neurones vestibulaires possèdent un courant calcique
de type T associé à l’expression de la protéine Cav3.2.
Ce courant apparaît essentiellement au cours de la période
de pousse neuritique (Fig. 5, Autret et al. 2005).
Son implication directe dans ce processus est en cours de
démonstration.
Figure
5 :
Expression du courant calcique T Cav3.2 par les neurones
vestibulaires lors de la période de neuritogenèse. Les neurones
embryonnaires sont dotés d’une conductance calcique de bas
seuil (A, enregistrement en patch clamp) de type T Cav3.2
(analyse en « single cell RT-PCR »). Cette conductance
est préférentiellement exprimée au cours de la période prénatale
correspondant à la pousse neuritique (B). A ce stade, les
neurones sont capables de déclencher des potentiels d’action
calciques et sodiques (C). En B, n : nombre de neurones
analysés ; E14, 15, 17 : 14e, 15e,
17e jour de développement embryonnaire ;
P0 : jour de la naissance, P4 : 4e
jours de vie postnatale. (D'après Autret et al.
2005)
Thème 3.
Mise
en place, plasticité et réparation des synapses vestibulaires |
A : Mécanismes
moléculaires impliqués dans la synaptogenèse
B
: Mécanismes moléculaires de la réparation
synaptique post-lésionnelle
C : Plasticité des organes sensoriels
vestibulaires
Dans
le système nerveux central, le calcium, le glutamate et
l’activité électrique jouent un rôle crucial dans la plasticité
synaptique aussi bien lors de l’établissement des synapses
que dans les processus régénératifs suivant des lésions
excitotoxiques (ischémie, anoxie). Comme le vestibule est
l’une des rares structures périphériques à posséder une
innervation glutamatergique, nous nous sommes intéressés
aux mécanismes de plasticité liés à sa maturation synaptique
et à sa réponse à une atteinte excitotoxique.
A :
Mécanismes moléculaires
impliqués dans la synoptogenèse.
Pendant le développement embryonnaire, nous
avons démontré que les neurones vestibulaires utilisent
un courant calcique particulier afin de favoriser la pousse
de leur neurites vers les cellules sensorielles (Cf. § précédent).
Après la naissance, la synaptogenèse conduit à la mise en
place de synapses fonctionnelles entre les cellules sensorielles
et les neurones. Une de nos études ontogénétiques a porté
sur l’élément présynaptique : les cellules sensorielles.
Ces dernières acquièrent une excitabilité transitoire, grâce
à l’expression d’une conductance sodique activée par le
voltage de type Nav1.2 (caractérisation par patch-clamp
et single cell RT-PCR). Cette conductance ionique confère
aux cellules sensorielles la capacité de générer des potentiels
d’action (Fig. 6, Chabbert et al. 2003a ; Mechaly
et al. 2005) et de sécréter de manière activité-dépendante
du BDNF, facteur neurotrophique indispensable à l’attraction
des terminaisons dendritique et à la stabilisation synaptique.
Cette démonstration constitue une avancée dans la compréhension
des mécanismes qui contrôlent l’instauration fonctionnelle
de l’innervation périphérique vestibulaire.
Figure
6 :
Expression du courant sodique Nav1.2 par les cellules
sensorielles pendant la période de synaptogenèse.
L’enregistrement en patch-clamp d’une cellule sensorielle
(A) permet l’obtention d’une courbe « intensité/voltage »
(insert en A) d’un courant sodique (B) que l’analyse
en single cell RT-PCR associe majoritairement à la
sous-unité Nav1.2. L’expression de ce courant par
les cellules sensorielles est maximale au cours des
premiers jours de vie postnatale (C). Pendant
cette période, les cellules sensorielles sont capables
de générer des potentiels d’action sodiques (insert
en C).
(D'après Chabbert et al. 2003a) |
 |
B :
Mécanismes moléculaires de la réparation synaptique post-lésionnelle.
Chez l’adulte, la capacité des cellules sensorielles à ré-exprimer
la conductance sodique immature Nav1.2 (Cf.
§ précédent) a été étudiée en cas de dénervation.
En effet lors d’atteintes ischémiques locales, les contacts
synaptiques entre neurones et cellules sensorielles sont
détériorés selon le processus d’excitotoxicité glutamatergique.
Nous avons reproduit in vivo ce type de lésion par
administration locale d’un analogue du glutamate (le kainate)
et étudié son impact sur les cellules sensorielles adultes
(Fig. 7). L’atteinte des terminaisons synaptiques provoque
(i) la réexpression des canaux sodiques activés par le voltage
par les cellules sensorielles, (ii) le retour de sa capacité
à générer des potentiels d’action (Fig. 7). De plus, après
excitotoxicité, les épithélium sensoriels sécrètent de nouveau
du BDNF (technique d’ELISA in situ) en réponse à
une stimulation électrique. Nous démontrons donc que des
atteintes excitotoxiques induisent la ré-acquisition d’une
phase d’excitabilité par les cellules sensorielles (Brugeaud
et al. 2007). Ces réponses adaptatives à la dénervation
participent vraisemblablement à la restauration des synapses.
En effet, les lésions excitotoxiques sont transitoires dans
le vestibule comme l’atteste le retour à la normale des
propriétés électrophysiologiques des cellules sensorielles
(Fig.7 B).

Figure 7 :
In vivo, une lésion excitotoxique induit la réexpression
du courant sodique Nav1.2 par les cellules sensorielles
adultes. L’administration de kainate dans l’oreille interne
d’un animal adulte provoque des lésions excitotoxiques des
dendrites innervant les cellules sensorielles. Les terminaisons
en calice (NC en A) et en boutons (B en A) subissent des
lésions œdèmateuses transitoires (A, microscopie électronique
de cellules sensorielles (HC1) contactées par des calices
et des cellules sensorielles (HC2) contactées par des boutons
synaptiques). Au cours de ces atteintes synaptiques, les
cellules sensorielles réexpriment le courant sodique Nav1.2
(B, K + 48h) alors que les cellules non lésées (B, control
P40) en sont dépourvues. La réapparition de ce courant sodique
est bien liée à l’excitoxicité puisque l’antagoniste glutamatergique
DNQX empêche cette réexpression (B, K + DNQX + 48h). Un
retour à l’état normal s’effectue 7 jours après le choc
excitotoxique (B, K + 7 days). Pendant cette période, les
cellules sensorielles sont capables de déclencher des potentiels
d’action sodiques (insert en B). (D'après
Brugeaud et al. 2007)
C :
Plasticité des organes sensoriels vestibulaires.
La plasticité d’une structure biologique apparait particulièrement
au cours du développement et combine des facteurs génétiques
et épigénétiques dont les conséquences s’expriment par des
processus biochimiques et électriques (voir ci-dessus).
Pour appréhender plus avant la plasticité vestibulaire, nous avons modifié
un paramètre épigénétique pour rechercher ces éventuelles
conséquences morphologiques ou fonctionnelles au niveau
de l’épithélium neurosensoriel. En collaboration
avec le CNES nous avons mis au point des expériences visant
à modifier un stimulus primaire du vestibule : la pesanteur.
Une centrifugeuse installée au laboratoire (Fig.8) nous
permet de soumettre des rats à des conditions d’hypergravité
(2 G) au long de leur développement in utero et postnatal.
Des conséquences morphologiques (retard dans l’établissement
des contacts synaptiques - Gaboyard et al, 2003, Fig.9)
et fonctionnelles (modifications des conductances ioniques
activées par le voltage - Chabbert et al. 2003b, Fig
10) ont déjà été démontrées par notre groupe. Le
caractère permanent ou réversible de ces modifications est
à l’étude.
 |
Figure
8. Centrifugeuse mise à notre disposition par le CNES permettant le maintien
de murins en pesanteur modifiée. La rotation
à vitesse constante des cages produit un champ gravitaire
de 2 G, compatible avec la vie de rates gestantes,
la naissance et le développement de leur progéniture.
|
Figure
9. Immunocytochimique détection de la synaptophysine en normo et hypergravité
dans le saccule et l’utricule de rat de 6 jours. Dans
les conditions normales, la synatophysine se concentre
à l’apex du calice nerveux dans les organes vestibulaires
(saccule et utricule, flèches en A et B). En hyper-gravité,
l’expression présynaptique de la synaptophysine est
similaire à celle de la normo-gravité dans le saccule
(C). Par contre dans l’utricule, la synaptophysine
apparaît dans la région baso-latérale du calice, une
distribution similaire à des stades plus immatures
(D, flèches). L’hyper-gravité retarde donc la maturation
présynaptique dans l’utricule uniquement, car l’utricule,
et non le saccule, est la structure vestibulaire spécialisée
dans la détection des variations de gravité. En conséquence,
il apparaît que dans le vestibule, la maturation synaptique
dépend de facteurs épigénétiques propres à chaque
récepteur vestibulaire. (D'après Gaboyard et al. 2003)
|
 |
|
Figure
10. Le
développement de jeunes rats en hypergravité (2G)
induit une augmentation importante des courants ioniques
globaux sortants activés par le voltage des cellules
sensorielles vestibulaires de l’utricule (organe spécialisé
dans la détection de la gravité). Niveau de dépolarisation
donné à droite des traces.(D'après Chabbert
et al. 2003b) |
Conclusion
L’identification des mécanismes moléculaires impliqués dans l’élaboration
du message sensoriel vestibulaire et sa transmission vers
les centres supérieurs constitue un pré-requis pour la mise
en place de stratégies de lutte contre les vertiges. Notre
approche, à la fois moléculaire et intégré permet d’entrevoir
des applications dans (1) le traitement ciblé de la maladie
de Ménière ; (2) la mise au point de vestibuloplégiques
efficaces pour soulager les crises de vertige ou le mal
des transports ; (3) la détermination des conditions
les plus favorables à la survie des neurones vestibulaires
dans le cadre de futures greffes de vestibule ou de prothèses
vestibulaires.
Collaborations:
J
Goldberg School of Allied Health Sciences East Carolina
University Chicago, USA
A Lysakowski Anatomy and Cell Biology, Univ. of Illinois
at Chicago, USA
C Holt Department of Otolaryngology University of Texas
UTMB Galveston, USA
T Jones School of Allied Health Sciences East Carolina University
Greenville, USA
J Barhanin Institut de Pharmacologie du CNRS Sophia Antipolis
Valbonne, France
J Llorens Departament de Ciencies Fisiologiques II Universitat
de Barcelona, Spain
W Marcotti Department of Biomedical Science University of
Sheffield Sheffield, UK
D Marcus University of Manhattan Kansas, USA
Partenariats :
Centre
National des Etudes Spatiales (CNES), Laboratoires
SERVIER, Laboratoires SOLVAY-PHARMA
Sélection
de publications :