L’équipe
« Moelle épinière » étudie
la physiopathologie des lésions médullaires
aiguës et chroniques, et élabore à
partir de ces recherches des stratégies thérapeutiques.
Les lésions médullaires traumatiques
constituent une pathologie de choix, dans la
mesure ou elles sont d’une part à l’origine
de séquelles lourdes, et d’autre part permettent
d’élaborer sur un modèle relativement
simple des stratégies thérapeutiques applicables
à d’autres pathologies plus complexes telles
que les traumatismes crâniens, les accidents vasculaires
cérébraux et certaines maladies dégénératives.
Trois approches sont menées en parallèle
:
La neuroprotection vise à réduire
l’étendue des lésions en ciblant
les lésions secondaires au traumatisme. Un élément
essentiel de ces lésions secondaires est constitué
par la toxicité des acides aminés excitateurs.
En collaboration avec la société Neuréva,
issue de cette équipe, nous développons
des molécules originales antagonistes du glutamate
sur les récepteurs NMDA. Deux approches originales
caractérisent cette recherche :
- D’une part, un suivi en temps réel du
développement des lésions grâce
à l’IRM à haute résolution.
- D’autre part une étude du transcriptome
des tissus médullaires lésés et/ou
protégés par les antagonistes glutamatergiques,
destinée a préciser le mécanisme
d’action des molécules et à identifier
de nouvelles cibles.
Contact : hirbec@montp.inserm.fr
La régénération axonale
après une lésion, quelle qu’en
soit l’origine, est limitée dans le système
nerveux central par la formation d’une cicatrice
gliale.
Nous avons élaboré un modèle de
souris transgéniques chez lesquelles les gènes
codant pour les protéines du cytosquelette des
astrocytes, responsables de la cicatrice, sont inactivés.
Nous avons montré sur ce modèle que des
lésions médullaires n’entraînent
pas la formation de cicatrices, qu’une repousse
axonale est possible et que les conséquences
fonctionnelles de la lésion (paralysie) sont
en partie corrigées. Nous élaborons maintenant,
en collaboration avec le laboratoire de J. Mallet (CNRS
Paris) une stratégie thérapeutique fondée
sur l’utilisation de siRNA spécifiques
des protéines concernées.
Contact : privat@univ-montp2.fr
Les cellules
souches neurales. Ces cellules persistent
dans la moelle épinière adulte au niveau
du canal épendymaire. In vitro, elles se
différencient en neurones et en cellules gliales.
Nous cherchons à comprendre les mécanismes
d’autorenouvellement, de différenciation
de ces cellules in vitro, ainsi que leurs interactions
cellulaires dans la niche épendymaire chez
l’humain et la souris. D’autre part,
nous avons montré que la transplantation,
sous le niveau lésionnel de neurones sérotoninergiques
fœtaux restaure certaines fonctions comme la
locomotion, le contrôle vésical, les
fonctions sexuelles. Nous étudions maintenant
des stratégies thérapeutiques fondées
sur l’utilisation de greffes de cellules souches
fœtales et adultes pour rétablir ces
fonctions. Cette approche est menée dans le
cadre du projet européen RESCUE, dont nous
assurons la coordination.
Contact : hugnot@univ-montp2.fr
Les pathologies dégénératives
de la moelle épinière sont étudiées
sur un modèle de maladie orpheline la maladie
de Kennedy ou SBMA, qui est due à une mutation
liée au chromosome X caractérisée
par un excès de séquences polyglutamine
du récepteur aux androgènes. Cette maladie
se caractérise entre autres par une dégénérescence
progressive des motoneurones médullaires.
Nous avons mis au point un modèle de culture
au long cours de motoneurones médullaires de
rongeurs sur lequel nous étudions l’influence
de la transfection de récepteurs aux androgènes
mutés. Une attention particulière est
portée aux phénomènes de respiration
cellulaire et au rôle de l’aromatase dans
cette pathologie. Ce modèle peut servir de guide
dans l’étude d’autres maladies a
polyglutamine chez lesquelles la fonction de la protéine
mutée est peu ou mal connue, telle que la chorée
de Huntington.
Contact : norbert.bakalara@enscm.fr
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